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LE CODE ELECTORAL


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LE CODE ELECTORAL
(LOI N° 2000-514 DU 1er AOÛT 2000 PORTANT CODE ELECTORAL)

DISPOSITIONS PREALABLES

ARTICLE PREMIER

La présente loi détermine les conditions d'exercice par le peuple de sa souveraineté en ce qui concerne la désignation de ses représentants à la présidence de la République, à l'Assemblée nationale, aux conseils régionaux, aux conseils municipaux, aux conseils ruraux ainsi qu'aux assemblées de toute autre Collectivité territoriale.

ARTICLE 2

Le suffrage est universel, libre, égal et secret.

TITRE I :

DISPOSITIONS GENERALES COMMUNES

 

 

CHAPITRE PREMIER :

DE L'ELECTORAT

 

 

SECTION 1 :

DE LA QUALITE D'ELECTEUR

 

 

ARTICLE 3

Sont électeurs les nationaux ivoiriens des deux sexes et les personnes ayant acquis la nationalité ivoirienne soit par naturalisation soit par mariage, âgés de dix-huit ans accomplis, inscrits sur une liste électorale, jouissant de leurs droits civils et civiques et n'étant dans aucun des cas d'incapacité prévus par la loi.

Les personnes visées à l'alinéa précédent, vivant à l'étranger et immatriculées dans une représentation diplomatique ou consulaire, peuvent prendre part à l'élection du Président de la République selon les modalités fixées par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 4

Ne sont pas électeurs les individus frappés d'incapacité ou d'indignité notamment :

  • les individus condamnés pour crime ;
  • les individus condamnés à une peine d'emprisonnement sans sursis pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d'influence, attentats aux mœurs ;
  • les faillis non réhabilités ;
  • les individus en état de contumace
  • les interdits ;
  • les individus auxquels les tribunaux ont interdit le droit de vote et, plus généralement, ceux pour lesquels les lois ont édicté cette interdiction.

 

 

ARTICLE 5

La qualité d'électeur est constatée par l'inscription sur une liste électorale. Cette inscription est de droit.

 

 

SECTION 2  :

DE LA LISTE ELECTORALE

 

ARTICLE 6

La liste électorale est un document administratif sur le lequel sont inscrits l'ensemble des électeurs.

Elle est permanente et publique.

La liste électorale est tenue à jour annuellement par la Commission chargée des élections, pour tenir compte des mutations intervenues dans le corps électoral.

 

 

ARTICLE 7

La liste électorale contient des éléments d'identification des électeurs, à savoir :

  • Nom et prénoms ;
  • Sexe ;
  • Date et lieu de naissance ;
  • Profession ;
  • Domicile ;
  • Nom et prénoms du père ;
  • Date et lieu de naissance ;
  • Nom et prénoms de la mère ;
  • Date et lieu de naissance.

 

 

ARTICLE 8

Il est établi une liste électorale par commune, par communauté rurale et par circonscription administrative, et le cas échéant, par représentation diplomatique ou consulaire.

La liste électorale peut être scindée par secteur électoral, quartier, village, campement, lieu ou bureau de vote selon des modalités définies par décret en Conseil des ministres, sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 9

Peuvent être inscrits sur la liste électorale d'une commune, d'une communauté rurale, d'une circonscription administrative, d'une représentation diplomatique ou consulaire déterminée, les électeurs remplissant l'une des conditions ci-après :

  • Avoir son domicile dans la commune, dans la communauté rurale ou dans la Sous-Préfecture.  Les fonctionnaires civils et militaires sont domiciliés au lieu de leur affectation ;
  • Avoir sa résidence depuis six (6) mois au moins dans la commune, dans la communauté rurale ou dans la sous- préfecture, à la date de clôture de la liste électorale ;
  • Figurer pour la cinquième fois sans interruption au rôle d'une des contributions directes de la circonscription électorale ; 
  • Etre immatriculé dans la représentation diplomatique ou consulaire.


 

ARTICLE 10

Nul ne peut être inscrit dans plus d'une circonscription électorale, ni  sur plusieurs listes électorales de la même circonscription.

 



ARTICLE 11

La période d'établissement de la liste électorale ainsi que les modalités pratiques de son exécution sont fixées par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

Dans tous les cas, la liste électorale doit être publiée trois (3) mois au plus tard avant les élections, par voie d'affichage dans tous les lieux de vote, afin de permettre leur consultation par les électeurs.

Tout parti politique ou toute personne ayant fait acte de candidature peut se faire délivrer une copie de la liste électorale à ses frais.

Quinze (15) jours avant le premier tour du scrutin, les listes électorales sont définitivement arrêtées. Passé ce délai aucune inscription ni radiation n’est possible.

 



ARTICLE 12

Tout électeur inscrit sur la liste de la circonscription électorale peut réclamer l'inscription d'un individu omis ou la radiation d'un individu indûment inscrit. Ce même droit peut être exercé par chacun des membres de la Commission chargée des élections. Les demandes émanant des tiers ne peuvent avoir pour objet que des inscriptions ou des radiations éventuelles et doivent préciser le nom de chacun de ceux dont l'inscription ou la radiation est réclamée.

Les omissions et irrégularités constatées par la Commission chargée des élections, en ce qui concerne la mention des nom, prénoms, sexe, profession, résidence ou domicile des électeurs, pourront faire l'objet d'un recours devant les juridictions de première instance sans frais, par simple déclaration au greffe du tribunal. Les décisions rendues par ces juridictions ne sont susceptibles d'aucun recours.

 



ARTICLE 13

La reconstitution de la liste électorale peut être opérée par la Commission chargée des élections dans les cas suivants :

    • Perte, vol, dégradation, altération, destruction totale ou partielle pour quelque cause que ce soit ;

 

    • Modification du ressort de la circonscription électorale soit scission, soit par fusion ou par extension.

 

SECTION 3  :

DE LA CARTE D'ELECTEUR



ARTICLE 14

Il est délivré à tout électeur inscrit sur la liste électorale une carte d'électeur.

Les spécifications techniques et les modalités d'établissement des cartes d'électeur sont fixées par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

La carte d'électeur est personnelle et non cessible. Elle ne doit comporter ni rature ni altération d'aucune sorte. Elle est valable pour tous les scrutins pendant la durée des mandats en cours.

 



ARTICLE 15

La distribution des cartes d'électeur s'achève au plus tard deux (2) semaines avant le scrutin.

Les cartes sont délivrées aux intéressés sur présentation d'une pièce d'identité.

 



ARTICLE 16

Les cartes non distribuées font retour à la Commission chargée des élections pour être remises au bureau de vote concerné où elles restent, le jour du scrutin, à la disposition de leurs titulaires.

A la clôture du scrutin, les cartes non retirées sont comptées et mises sous pli cacheté par le Président du bureau en présence de tous les membres du bureau de vote et transmises, contre décharge, à la Commission chargée des élections. Les plis ainsi cachetés ne pourront être ouverts que par la Commission chargée des élections lors de la plus prochaine révision de la liste électorale.

TITRE I :

DISPOSITIONS GENERALES COMMUNES

 

 

CHAPITRE 2 :

DE L'ELIGIBILITE, DE L'INEGIBILITE ET DES INCOMPATIBILITES

 

SECTION 1 :

DE L’ELIGIBILITE

 

 

ARTICLE 17

Tout électeur peut faire acte de candidature aux élections organisées par la présente loi sous réserve des conditions particulières fixées pour chacune d'elles.

 

 

SECTION 2 :

DE L’INELIGIBILITE

 

ARTICLE 18

Tout électeur, qui se trouve dans l'un des cas d'inéligibilité prévus dans les dispositions particulières relatives aux élections organisées par la présente loi, ne peut faire acte de candidature.

 

 

SECTION 3 :

DES INCOMPATIBILITES

 

ARTICLE 19

Lorsque des personnes élues sont frappées par les incompatibilités prévues par les dispositions de la présente loi, il est fait obligation de choisir l'une ou l'autre des deux fonctions selon les modalités prévues pour chaque élection.

TITRE I :

DISPOSITIONS GENERALES COMMUNES

 

 

CHAPITRE 3 :

DE L'ELECTION

 

 

 

SECTION 1 :

DES OPERATIONS PREPARATOIRES DU SCRUTIN

 

ARTICLE 20

Le collège électoral est convoqué par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

La date de l'élection et les heures d'ouverture et de clôture du scrutin sont fixées par le décret portant convocation du collège électoral.

 

 

ARTICLE 21

Il est créé dans chaque commune, communauté rurale circonscription administrative et dans certaines représentations diplomatiques ou consulaires, des bureaux de vote.

Chaque bureau de vote comprend six cents électeurs au maximum. Aucun domicile ou lieu privé ne peut abriter de bureau de vote.

Le nombre et les lieux de bureaux de vote sont fixés par décret en Conseil de ministres, sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 22

L'Etat prend à sa charge le coût d'impression des affiches, des enveloppes et des bulletins unique de vote, les frais d'expédition de ces documents, ainsi que tous les frais relatifs aux opérations de vote.

Les spécifications techniques ainsi que le nombre des affiches, enveloppes et bulletins de vote sont fixées par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 23

L'Imprimerie nationale de Côte d'Ivoire est chargée de l'impression des documents électoraux. Elle peut, sous le contrôle de la Commission chargée des élections, confier partie des actes d'impression desdits documents à des imprimeurs préalablement agréés par la Commission chargée des élections et inscrits sur une liste.

Les conditions d'établissement de cette liste sont fixées par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

SECTION 2 :

DE LA PRESENTATION DES CANDIDATURES

 

ARTICLE 24

Toute candidature doit faire l'objet d'une déclaration.

La déclaration de candidature est assortie d'un cautionnement qui doit être versé dans une caisse du Trésor public dans les trois (3) jours suivant le dépôt de candidature.

Un récépissé provisoire de candidature est délivré au candidat ou remis au déposant. Le récépissé définitif est délivré dans leshuit (8) jours après contrôle d’éligibilité et sur présentation du reçu de versement du cautionnement.

Le cautionnement est restitué à tout candidat ou liste de candidats ayant obtenu dix pour cent au moins des suffrages exprimés. Dans le cas contraire, il reste acquis à l'Etat.

Le cautionnement reste également acquis à l'Etat si le candidat se retire après la délivrance du récépissé définitif ou la publication de la liste. Tout cautionnement non réclamé après un délai de douze (12) mois à compter de la date de versement, reste acquis à l'Etat.

En cas de décès d'un candidat, le cautionnement est restitué à ses ayants-droit.

 

 

ARTICLE 25

Chaque candidat doit indiquer :

  • la circonscription électorale retenue, le cas échéant ;
  • la couleur, le sigle et le symbole choisis pour figurer sur le bulletin unique de vote ;
  • l'intitulé de la liste, s'il s'agit d'une liste de candidats ;

La couleur du bulletin de vote doit obligatoirement être différente de celle des cartes électorales ainsi que de celle choisie par les candidats.

 

 

ARTICLE 26

L'utilisation combinée des trois couleurs du drapeau national est proscrite.

Est également proscrite, l'utilisation des armoiries de la République ou de la Collectivité territoriale concernée par l'élection, sous quelque forme que ce soit. Plusieurs candidats ou listes de candidats d'une même circonscription électorale ne peuvent avoir, ni le même intitulé, ni le même sigle, ni le même symbole, ni la même couleur sur le bulletin unique.

 

 

ARTICLE 27

Nul ne peut être inscrit sur plus d'une liste de candidature.

Tout candidat qui se présente sur plus d'une liste de candidature ou simultanément dans plus d'une circonscription, est radié d'office de ces listes sans préjudice des peines prévues par les lois pour sanctionner les crimes délits relatifs à l'exercice des droits civiques.

 

 

SECTION 3 :

DE LA PROPAGANDE ELECTORALE

 

ARTICLE 28

Les dates d'ouverture et de clôture de la campagne électorale sont fixées par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 29

Tous les candidats ou listes de candidats retenus, disposent d'une période réglementaire au cours de laquelle ils font campagne.

 

 

ARTICLE 30

Pendant la période de la campagne électorale, les candidats retenus ont un égal accès aux organes officiels de presse écrite, parlée et télévisée, selon les modalités définies par d écret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

Cette égalité est garantie par le Conseil national de Communication audiovisuelle (C.N.C.A.).

L'utilisation des véhicules administratifs par les candidats et leur état-major à des fins de propagande électorale est proscrite.

Les Autorités préfectorales, les militaires et paramilitaires en activité doivent s'abstenir de prendre part aux réunions politiques et aux campagnes électorales. 

 

 

ARTICLE 31

Il est interdit d'apposer des affiches, de signer, d'envoyer ou de distribuer des bulletins de vote, circulaires ou professions de foi dans l'intérêt d'un candidat ou liste de candidats en dehors de la période réglementaire de campagne.

 

 

ARTICLE 32

Sont interdites toutes réunions électorales et toute propagande électorale par quelque mode que ce soit, en dehors de la durée réglementaire de la campagne électorale.

Tout contrevenant aux dispositions de l'alinéa précédent sera passible des peines de onze jours à deux mois de prison et d'une amende de 50.000 à 360.000 francs ou de l'une de ces deux peines seulement.

 

 

SECTION 4 :

DES OPERATIONS DE VOTE ET DE LA PROCLAMATION DES RESULTATS 

 

 

ARTICLE 33

Les opérations de vote ont toujours lieu un dimanche. Elles ne durent qu'un (1) jour, sauf cas de force majeure.

Le scrutin est ouvert et clos aux heures fixées par le décret portant convocation du collège électoral sur proposition de la Commission chargée des élections.

Aucun bureau de vote ne peut être ouvert ou fermé avant l'heure légale.

Les électeurs présents sur les lieux de vote et en attente d'exercer leur droit de vote après l'heure légale de clôture doivent voter. A cet effet, le Président du bureau de vote fait ramasser leurs cartes d'électeurs et les autorise à voter. Mention en est faite au procès-verbal.

 

 

ARTICLE 34

Nul ne peut être admis à voter s'il n'est inscrit sur la liste électorale. Le vote par correspondance, par ordonnance ou par procuration est interdit.

 

 

ARTICLE 35

Chaque bureau de vote comprend un Président, deux représentants de chaque candidat ou listes de candidats et deux secrétaires. Les membres du bureau de vote doivent être inscrits sur la liste électorale de la circonscription. Le Président est désigné par la Commission chargée des élections.

L'organisation et le fonctionnement des bureaux de vote sont fixés par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 36

Chaque bureau de vote dispose d'une urne et d'un ou plusieurs isoloirs.

L'urne doit être transparente au moins sur un côté et présenter des garanties de sécurité et d'inviolabilité. Elle est pourvue d'une ouverture unique. Cette ouverture est destinée à laisser passer l'enveloppe contenant le bulletin de vote.

Avant le début du scrutin, l'urne est vidée, fermée et scellée par le président du bureau de vote en présence des membres du bureau de vote, du ou des délégués de la Commission chargée des élections le cas échéant, ainsi que des électeurs et observateurs présents.

Les isoloirs doivent permettre le secret du vote de chaque électeur. Ils doivent être placés de façon à ne pas dissimuler au public les opérations de vote.

Les spécifications techniques des urnes et isoloirs sont fixées par d écret en Conseil des ministres; sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 37

Le vote a lieu au moyen d'un bulletin unique de vote fourni par la Commission chargée des élections.

Nul ne peut être admis, à voter s'il ne justifie de son identité.

L'électeur, après avoir fait vérifier son identité au moyen de sa carte d'électeur et de sa carte nationale d'identité ou toute autre pièce en tenant lieu, prend sur la table de décharge, lui même, le bulletin unique de vote, passe par l’isoloir pour faire son choix et revient l'introduire dans l'urne.

Tout électeur atteint d'une infirmité certaine ou d'un handicap le mettant dans l'impossibilité d'accomplir les opérations décrites ci-dessus à se faire assister de toute personne de son choix.

Le vote de l'électeur est constaté par la signature de celui-ci, et par l’apposition de l'empreinte de son index gauche sur la liste en marge de son nom à l'encre indélébile.

 

 

ARTICLE 38

Tout candidat ou candidat tête de liste à libre accès à tous les bureaux de vote. Il a le droit par lui-même, par l'un des candidats de la liste ou par l'un de ses délégués, de contrôler toutes les opérations de vote, de dépouillement des bulletins et de décompte des voix dans les locaux où s'effectuent ces opérations, et d'exiger l'inscription au procès-verbal de toutes observations, protestations ou contestations sur lesdites opérations, soit avant soit après la proclamation des résultats du scrutin.

 

 

ARTICLE 39

Le dépouillement a lieu immédiatement après la clôture du scrutin, dans le bureau de vote. Les opérations de vote et de proclamation des résultats sont consignées dans les procès-verbaux de dépouillement.

Les procès-verbaux de dépouillement sont rédigés en autant d'exemplaires que de besoin dans la salle de vote et signés des membres du bureau. Ils comportent les observations et réclamations éventuelles des représentants des candidats et sont versés aux dossiers de vote à transmettre aux juridictions compétentes des élections.

L'annonce des résultats de chaque bureau de vote est faite par le Président devant les électeurs présents.

Des dispositions particulières à chaque élection règlent les modalités de recensement général des votes et de proclamations des résultats définitifs.

 

 

SECTION 5 :

DU CONTENTIEUX ELECTORAL

 

ARTICLE 40

Le droit de contestation des opérations de vote est reconnu à tout candidat selon les modalités prévues pour chaque élection.

 

 

ARTICLE 41

Toute infraction aux dispositions des articles 30 et 31 ci-dessus est passible d'une amende de 250 000 à 750 000 francs.

 

 

ARTICLE 42

Les dispositions des articles 32 et 41 ci-dessus ne font pas obstacle à l'application des peines prévues par les lois pour sanctionner les crimes et délits relatifs à l'exercice des droits civiques.

TITRE II :

DISPOSITIONS PARTICULIERES A CHAQUE ELECTION

 

 

CHAPITRE PREMIER :

DE L'ELECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

 

SECTION 1 :

DU MODE DE SCRUTIN

 

 

ARTICLE 43

Le Président de la République est élu pour cinq (5) ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois.

 

 

ARTICLE 44

L'élection du Président de la République est acquise à la majorité absolue des suffrages exprimés.

Si celle-ci n'est pas obtenue, il est procédé à un second tour, quinze (15) jours après la proclamation des résultats du premier tour. Seuls se présentent les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de suffrages au premier tour.

L'élection du Président de la République au second tour est acquise à la majorité des suffrages exprimés.

 

 

ARTICLE 45

La convocation des électeurs est faite par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

Le premier tour du scrutin a lieu dans le courant du mois d'octobre de la cinquième année du mandat du Président de la République.

 

 

ARTICLE 46

Si, dans les sept (7) jours précédant la date limite du dépôt des candidatures, une des personnes ayant, moins de trente (30) jours avant cette date, annoncé publiquement sa décision d'être candidate, décède ou se trouve empêchée, le Conseil constitutionnel saisi par la Commission chargée des élections peut décider de reporter l'élection.

Si avant le premier tour, un des candidats décède ou se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l'élection

En cas de décès ou d'empêchement de l'un des deux candidats arrivés en tête à l'issue du premier tour, le Conseil constitutionnel saisi par la Commission chargée des élections décide de la reprise de l'ensemble des opérations électorales.

 

 

ARTICLE 47

En cas d'événements ou de circonstances graves notamment, d’atteinte à l'intégrité du territoire, de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, le Président de la Commission chargée des élections saisit immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatation de cette situation.

Le Conseil Constitutionnel, décide, dans les vingt-quatre (24) heures d'arrêter ou de poursuivre les opérations électorales ou de suspendre la proclamation des résultats.

Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction.

Dans le cas où le Conseil constitutionnel ordonne l'arrêt des opérations électorales ou la suspension de la proclamation des résultats la Commission chargée des élections établit et lui communique quotidiennement un état de l'évolution de la situation.

Lorsque le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces événements ou de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente (30) jours pour la proclamation des résultats et quatre-vingt-dix (90) jours pour la tenue de l'élection.

 

 

SECTION 2 :

DES CONDITIONS D'ELIGIBILITE ET D'INELIGIBILITE

 

ARTICLE 48

Tout Ivoirien qui a la qualité d'électeur peut être élu Président de la République dans les conditions prévues par la Constitution et sous les réserves énoncées ci-après.

 

 

ARTICLE 49

Sont inéligibles :

  • les personnes privées par décision judiciaire de leur droit d'éligibilité ;
  • les personnes pourvues d'un Conseil judiciaire.

 

 

ARTICLE 50

Ne peuvent être acceptées pendant l'exercice de leurs fonctions et pendant les six (6) mois qui suivent la cessation de celles-ci, de quelque manière que ce soit, les candidatures à l'élection du Président de la République, de :

  • membre du Conseil constitutionnel et des juridictions suprêmes ;
  • magistrat ;
  • agent comptable central et départemental ;
  • Président et directeur d'Etablissements ou d'entreprises à participation financière publique ;
  • membre de la Commission chargée des élections.

 

ARTICLE 51

Chaque candidat est tenu de produire une déclaration de candidature revêtue de sa signature dûment légalisée.

 

 

ARTICLE 52

Les candidatures à l'élection du Président de la République sont reçues par la Commission chargée des élections qui les transmet, dans les quarante-huit (48) heures, au Conseil constitutionnel. Le délai de réception des candidatures expire trente (30) jours avant le scrutin.

 

 

ARTICLE 53

La déclaration de candidature doit indiquer :

  • les nom et prénoms du candidat ;
  • la date et le lieu de sa naissance ;
  • sa nationalité ;
  • sa filiation ;
  • la nationalité de ses père et mère ;
  • son domicile et sa profession ;
  • la couleur, le sigle et le symbole choisis pour le bulletin unique de vote.



ARTICLE 54

La déclaration de candidature est obligatoirement accompagnée des pièces ci-après :

  • une déclaration personnelle revêtue de la signature du candidat dûment légalisée ;
  • une déclaration sur l'honneur de non renonciation à la nationalité ivoirienne ;
  • une attestation de régularité fiscale.

Ces pièces doivent être établies depuis moins de trois (3) mois.

La déclaration doit en outre être accompagnée le cas échéant, d'une lettre d'investiture du ou des Partis ou Groupements politiques qui parrainent la candidature.



ARTICLE 55

Le cautionnement est fixé à vingt millions de francs.

 


ARTICLE 56

Dès réception des candidatures, celles-ci sont publiées par le Conseil constitutionnel. Les candidats ou les Partis politiques les parrainant éventuellement, adressent au Conseil constitutionnel leurs réclamations observations dans les soixante-douze (72) heures suivant la publication des candidatures.

Le Conseil constitutionnel établit la liste des candidats après vérification de leur éligibilité.

Il arrête et publie la liste définitive des candidats quinze (15) jours avant le premier tour du scrutin.

 



ARTICLE 57

Est rejetée toute candidature dont la composition du dossier n'est pas conforme aux dispositions ci-dessus.

 


SECTION 3 :

DU RECENSEMENT DES VOTES, DE LA PROCLAMATION DES
RESULTATS ET DU CONTENTIEUX ELECTORAL



ARTICLE 58

A la fin des opérations de vote, chaque président de bureau de vote procède séance tenante au dépouillement des bulletins, en présence des représentants présents des candidats et de la Commission chargée des élections.

Le président du bureau de vote proclame les résultats provisoires.

Le président du bureau de vote rédige les procès-verbaux de dépouillement. Ces procès-verbaux sont signés par les représentants des candidats ou leurs suppléants. Ceux-ci doivent être inscrits sur la liste électorale de la circonscription concernée.

Le Président de bureau de vote remet à chaque délégué de candidat présent. Un exemplaire du procès-verbal. Un exemplaire de ce procès-verbal est également remis au représentant de la Commission chargée des élections.

Chaque président de bureau de vote transmet immédiatement quatre exemplaires du procès-verbal des opérations électorales accompagnées des pièces qui doivent y être annexées, à la Commission chargée des élections en vue d'un recensement général des votes au niveau de la circonscription administrative.

 



ARTICLE 59

La Commission chargée des élections procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin, au niveau de la circonscription administrative, en présence des représentants présents des candidats.

Trois exemplaires du procès-verbal accompagnés des pièces justificatives sont transmis à la Commission chargée des élections. Celle-ci procède aux opérations de collecte et à la proclamation provisoire des résultats en présence des représentants des candidats.

La Commission chargée des élections communique au Conseil constitutionnel un exemplaire des procès-verbaux accompagnés des pièces justificatives dans les trois (3) jours qui suivent le scrutin. Les autres exemplaires du procès-verbal restent respectivement dans les archives de la Commission électorale de la circonscription administrative, de la Commission chargée des élections et du ministère de l'Intérieur.

 



ARTICLE 60

Tout candidat à l'élection du Président de la République peut présenter, par requête écrite adressée au Président du Conseil constitutionnel, une réclamation concernant la régularité du scrutin ou de son dépouillement.

La requête doit être déposée dans les trois (3) jours qui suivent la clôture du scrutin.

 


ARTICLE 61

Le requérant doit annexer à sa requête les pièces produites au soutien de ses moyens.

Le Conseil constitutionnel, après examen de la requête, statue dans les sept (7) jours de sa saisine. Toutefois, il peut, sans instruction contradictoire préalable, rejeter les requêtes irrecevables ou ne contenant que des griefs manifestement sans influence sur l'élection contestée.

 



ARTICLE 62

L'examen des réclamations éventuelles est effectué par le Conseil constitutionnel dans les sept (7) jours à compter de la date de réception des procès-verbaux.

 



ARTICLE 63

Le résultat définitif de l'élection du Président de la République est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d'urgence.

 


ARTICLE 64

Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection.

La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante-cinq (45) jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel.

TITRE II :

DISPOSITIONS PARTICULIERES A CHAQUE ELECTION

 

CHAPITRE 2 :

DE L'ELECTION DES DEPUTES

 

 

ARTICLE 65

Le nombre des députés est fixé par la loi.

 

 

ARTICLE 66

Les pouvoirs de l'Assemblée nationale expirent à la fin de la deuxième session ordinaire de la dernière année de son mandat.

 

 

SECTION 1 :

DU MODE DE SCRUTIN

 

ARTICLE 67

Les députés sont élus pour cinq (5) ans. Ils sont rééligibles.

 

 

ARTICLE 68

Les circonscriptions électorales comportent chacune un ou plusieurs sièges.

Dans les circonscriptions électorales comportant plusieurs sièges, les candidats fournissent des listes complètes.

L'élection des députés à l'Assemblée nationale a lieu, dans chaque circonscription électorale, au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à un tour.

Les députés sont élus au scrutin de liste majoritaire bloquée à un tour, sans vote préférentiel ni panachage.

En cas d'égalité de voix entre les candidats ou listes de candidats arrivés en tête, il est procédé à un nouveau scrutin pour les départager.

Le scrutin a lieu le dimanche qui suit la date de la proclamation de résultats. En cas de nouvelle égalité, il est procédé à de nouvelles élections dans les trente (30) jours qui suivent le second tour.

 

 

ARTICLE 69

Le nombre et l'étendue des circonscriptions électorales pour l'élection des députés sont fixés par d écret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections.

 

 

SECTION 2 :

DE L'ELIGIBILITE ET DE L'INELIGIBILITE

 

 

ARTICLE 70

Tout ivoirien qui a la qualité d'électeur peut se présenter dans toute circonscription électorale de son choix pour être élu à l'Assemblée nationale sous les réserves énoncées aux articles suivants.

 

 

ARTICLE 71

Le candidat à l'élection de député à l'Assemblée nationale doit :

  • être âgé de 25 ans au moins ;
  • être ivoirien de naissance ;
  • n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne.

Il doit en outre avoir résidé de façon continue en Côte d'Ivoire pendant les cinq (5) années précédant la date des élections. Cette restriction ne s'applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l'Etat pour occuper un poste ou accomplir une mission à l'étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques.

 

 

ARTICLE 72

Sont inéligibles :

  • les personnes ayant acquis la nationalité ivoirienne depuis moins de dix (10) ans ;
  • les présidents de Conseil et conseillers régionaux, les maires, adjoints au maire et conseillers municipaux, les présidents de conseil et conseillers ruraux démis d'office pour malversations, même s'ils n'ont pas encouru de peine privative de droits civiques sans préjudice des dispositions de la législation relative à l'organisation des Collectivités territoriales.

 

 

ARTICLE 73

Les candidatures à l'élection de député à l'Assemblée nationale des personnes désignées ci-dessous, lorsqu'elles exercent leurs fonctions, ne peuvent être acceptées que si elles sont accompagnées d'une demande de mise en disponibilité pour une durée exceptionnellement égale à celle du mandat :

  • les membres du Conseil constitutionnel et des Juridictions suprêmes ;
  • les magistrats ;
  • les agents comptables centraux et départementaux ;
  • les présidents et directeurs d'établissements ou d'entreprises à participation financière publique ;
  • les fonctionnaires ;
  • les militaires et assimilés.

En cas de non élection ou de non-réélection au terme de leur mandat, les personnes ci-dessus désignées réintègrent de plein droit leur emploi d'origine.

 

 

SECTION 3 :

DE LA PRESENTATION DES CANDIDATURES

 

ARTICE 74

Chaque candidat est tenu de produire une déclaration de candidature revêtue de sa signature dûment légalisée.

 

 

ARTICLE 75

La déclaration de candidature à l'élection de député à l'Assemblée nationale est déposée en double exemplaire auprès de la Commission chargée des élections au plus tard trente (30) jours avant la date d'ouverture du scrutin.

Les candidatures sont examinées par la Commission chargée des élections.

S'il apparaît qu'une candidature a été déposée par une personne inéligible, la Commission surseoit à l'enregistrement de la candidature avec notification dans les quarante-huit (48) heures de la décision à l'intéressé. Celui-ci dispose d'un délai de trois (3) jours pour saisir le Conseil constitutionnel qui statue dans les trois (3) jours de sa saisine.

Si le délai de notification n'est pas respecté, la candidature doit être enregistrée.

 

 

ARTICLE 76

La déclaration de candidature doit mentionner :

  • les nom et prénoms du candidat ;
  • la date et le lieu de sa naissance ;
  • sa filiation ;
  • son domicile et sa profession.

La déclaration doit, en outre, indiquer l'ordre de présentation des candidats, s'il s'agit d'une liste.

 

 

ARTICLE 77

La déclaration de candidature est obligatoirement accompagnée pour chaque candidat des pièces ci-après :

  • une déclaration personnelle revêtue de sa signature dûment légalisée;
  • une déclaration sur l'honneur de non renonciation à la nationalité ivoirienne ;
  • une attestation de régularité fiscale.

Ces pièces doivent être établies depuis moins de trois (3) mois.

La déclaration doit en outre être accompagnée le cas échéant, d'une lettre d'investiture du ou des Partis ou Groupements politiques qui parrainent la candidature.

 

 

ARTICLE 78

Aucune liste de candidatures à l'élection des députés à l'Assemblée nationale ne peut être acceptée si elle ne comprend un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir dans la circonscription électorale considérée.

 

 

ARTICLE 79

Le cautionnement est fixé à cent mille francs par candidat.

 

 

ARTICLE 80

Les listes des candidatures sont transmises à la Commission chargée des élections au plus tard trente (30) jours avant le début du scrutin.

La Commission chargée des élections dispose d'un délai de sept (7) jours à compter de la date de dépôt pour arrêter et publier la liste.

 

 

ARTICLE 81

La Commission établit la liste des candidats après vérification de leur éligibilité et au vu des déclarations qui lui sont adressées.

 

 

ARTICLE 82

Toute candidature dont la composition du dossier n'est pas conforme aux dispositions ci-dessus est rejetée par la Commission chargée des élections.

Le Conseil constitutionnel peut être saisi par le candidat ou le Parti ou Groupement politique qui a parrainé sa candidature dans un délai de trois (3) jours à compter de la date de notification de la décision de rejet.

Le Conseil constitutionnel statue dans un délai de trois (3) jours à compter du jour de sa saisine.

Si le Conseil constitutionnel ne s'est pas prononcé dans le délai susmentionné, la candidature doit être enregistrée.

 

 

ARTICLE 83

En cas de radiation d'un candidat en application de l'article 27 ci-dessus, de constatation d'inéligibilité ou de décès d'un candidat, il est procédé à son remplacement par un nouveau candidat au rang qui convient. Ce remplacement fait l'objet d'une déclaration complémentaire soumise aux dispositions de la présente loi, à l'exclusion des délais fixés aux alinéas 2 et 3 de l'article 24 ci-dessus.

 

 

ARTICLE 84

En cas de décès d'un candidat au cours de la campagne électorale ou pendant le déroulement du scrutin, il est sursis de plein droit à l'élection dans la circonscription concernée.

Il est procédé à de nouvelles élections dans un délai d'un (1) mois à compter de la date initialement prévue pour la tenue du scrutin.

 

 

SECTION 4 :

DU RECENSEMENT DES VOTES ET DE LA PROCLAMATION DES RESULTATS

 

ARTICLE 85

A la fin des opérations de vote, chaque président de bureau de vote procède séance tenante au dépouillement des bulletins, en présence des représentants présents des candidats et de la Commission chargée des élections.

Le président du bureau de vote proclame les résultats provisoires.

Le président du bureau de vote rédige les procès-verbaux du dépouillement. Les procès-verbaux sont signés par les représentants des listes des candidats ou leurs suppléants. Ceux-ci doivent être inscrits sur la liste électorale de la circonscription concernée.

Le président de bureau de vote remet à chaque délégué de candidat présent, un exemplaire du procès-verbal. Un exemplaire de ce procès-verbal est également remis au représentant de la Commission chargée des élections.

Chaque président de bureau de vote transmet immédiatement cinq exemplaires du procès-verbal des opérations électorales, le tout accompagné des pièces qui doivent y être annexées, à la Commission chargée des élections en vue d'un recensement général des votes au niveau de la circonscription électorale.

 

ARTICLE 86

La Commission chargée des élections procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin au niveau de chaque circonscription administrative, en présence des représentants présents des candidats.

La Commission chargée des élections communique au Conseil constitutionnel un exemplaire des procès-verbaux accompagné des pièces justificatives dans les trois (3) jours qui suivent le scrutin.

La Commission chargée des élections, le ministère de l'Intérieur et le chef lieu de la circonscription administrative conservent chacun un exemplaire des procès-verbaux

La proclamation définitive des résultats des élections est faite par la Commission chargée des élections.

 

 

SECTION 5 :

DES INCOMPATIBILITES

 

ARTICLE 87

Le mandat de député est incompatible avec la qualité de membre du Conseil Constitutionnel et des juridictions suprêmes, de membre du Conseil économique et social, de membre de Cabinet ministériel et de membre de la Commission chargée des élections.

 

 

ARTICLE 88

L'exercice des fonctions publiques non électives est incompatible avec le mandat de député.

Toute personne visée à l'alinéa précédent, élue à l'Assemblée nationale est remplacée dans ses fonctions et placée dans la position prévue à l'article 73 alinéa 1 de la présente loi, dans les huit (8) jours qui suivent le début de son mandat.

 

 

ARTICLE 89

Les personnes visées à l'article 88 ci-dessus, élues à l'Assemblée nationale, peuvent être chargées par le Gouvernement d'une mission temporaire pendant une durée n'excédant pas six (6) mois. Elles peuvent pendant cette période, cumuler l'exercice de cette mission avec leur mandat de député.

 

 

ARTICLE 90

Sont incompatibles avec le mandat de Député :

Il en est de même de toute fonction exercée de façon permanente en qualité de Conseil auprès de ces sociétés ou établissements.

 

 

ARTICLE 91

Sont également incompatibles avec le mandat de député, les fonctions de chef d'entreprise, de président de Conseil d'administration d'administrateur délégué, de directeur général, de directeur adjoint ou de gérant exercées dans :

  • les sociétés, entreprises ou établissements jouissant sous forme de garantie d'intérêts, de subventions ou sous une forme équivalente, d'avantages assurés par l'Etat ou par une Collectivité publique, sauf dans le cas où ces avantages découlent de l'application automatique d'une législation générale ou d'une réglementation générale ;
  • les sociétés ayant exclusivement un objet financier et faisant publiquement appel à l’épargne et au crédit ;
  • les sociétés ou entreprises dont l'activité consiste principalement en l'exécution de travaux, la prestation de fournitures ou de services pour le compte ou sous le contrôle de l'Etat, d'une Collectivité ou d'un Etablissement public national ou d'un Etat étranger ;
  • les sociétés dont plus

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