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DEVELOPPEMENT -ENVIRONNEMENT


Source: www.unep.org, Publication: Tue 29 Sep 2015

L'Évaluation post-conflit du PNUE trace la voie du développement durable en Côte d'Ivoire


L'Évaluation post-conflit du PNUE trace la voie du développement durable en Côte d'Ivoire


L'Évaluation post-conflit du PNUE trace la voie du développement durable en Côte d'Ivoire 

Mesures d'urgence requises pour freiner rapidement la déforestation généralisée La restauration de la lagune Ébrié pourrait stimuler le développement économique .

Face à la diminution rapide du couvert forestier, qui représente actuellement seulement 3% du territoire de la Côte d'Ivoire, L'Évaluation environnementale post-conflit du PNUE fait part de claires recommandations à ce pays disposant d'une riche biodiversité et d'un fort potentiel économique. Seule une approche coordonnée et un reboisement à grande échelle inversera cette tendance.

La lagune Ébrié, le plus grand système lagunaire de l'Afrique de l'Ouest, est très fortement polluée par endroits. La lagune est la principale destinataire des déchets urbains, à la fois solides et liquides, de la ville d'Abidjan. Mais sa restauration pourrait stimuler la croissance économique, en fournissant par exemple des opportunités pour la pêche, les loisirs, les transports aquatiques et le tourisme.

L'Évaluation environnementale post-conflit (EEPC) est le résultat de nombreuses années de travail et de la collaboration fructueuse entre le PNUE et le gouvernement ivoirien.

 

L'analyse du PNUE couvre un large éventail de thématiques environnementales susceptibles d'être liées au conflit. Les parcs nationaux, l'urbanisation non planifiée, le secteur minier, la dégradation environnementale de la lagune Ébrié et le risque de marée noire le long du littoral ivoirien sont autant de sujets abordés dans le rapport.

L'EEPC met également l'accent sur l'abondance des ressources naturelles dont dispose la Côte d'Ivoire, parmi lesquelles figurent les forêts et les réserves minérales. Le conflit et les troubles politiques qui ont marqué le pays ont toutefois créé une pression inédite sur les forêts et sur les terres arables, comme en témoignent le taux de déforestation et la dégradation environnementale sans précédent.

Le Sous-Secrétaire Général des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, insiste sur l'importance de la bonne gestion des ressources naturelles pour atteindre le développement durable : « À mesure que la Côte d'Ivoire progresse vers la réconciliation et le développement durable, la saine gestion de ses richesses naturelles sera essentielle à la réalisation d'une croissance économique inclusive, à la cohésion sociale et à la stabilité politique. »

« En se concentrant sur des domaines cruciaux tels que les forêts, le système de parcs nationaux, la croissance urbaine d'Abidjan et la lagune Ébrié, ce rapport propose une série d'interventions politiques et démontre comment le fait d'investir dans la restauration écologique peut soutenir le rétablissement et la prospérité économiques de la Cote d'Ivoire » ajoute-t-il.

Le rapport jette en somme un regard optimiste sur l'avenir. Les recommandations soulignent en effet le caractère réversible de la dégradation environnementale de la lagune Ébrié et de la déforestation. D'ailleurs, certains secteurs économiques, tels que l'exploitation minière, pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour l'économie ivoirienne, à condition d'être administrés judicieusement.

La complexité des problèmes environnementaux en Côte d'Ivoire nécessitera des actions coordonnées et de grande ampleur. C'est pourquoi le rapport formule plusieurs recommandations stratégiques primordiales en plus des recommandations techniques.

Principales conclusions:

 

 

 

 

    • La déforestation se poursuit de manière inquiétante en Côte d'Ivoire. Le couvert forestier, forêts classées incluses, continue de diminuer rapidement. Si la tendance actuelle n'est pas ralentie, arrêtée, puis inversée dans un avenir proche, les forêts du pays ne seront plus à même de remplir leurs fonctions écosystémiques et économiques.

 

 

 

 

 

 

    • La déforestation en Côte d'Ivoire résulte principalement de la conversion des terres en surfaces cultivables, de la surexploitation des ressources sylvicoles et de l'implantation d'habitations dans certaines zones forestières.

 

 

 

 

 

 

    • Tous les parcs nationaux ont été affectés par le conflit dans des proportions variables. Le rapport révèle que sur les trois parcs de première importance étudiés à savoir le Parc national de Marahoué, le Parc national de la Comoé et le Parc national de Taï , le Parc de Marahoué a été particulièrement touché, à tel point que, sans une intervention rapide, il risque de se transformer en une forêt secondaire dépourvue de biodiversité et perdre de ce fait son statut de parc national.

 

 

 

 

 

 

    • La population d'Abidjan a été multipliée par deux pendant le conflit. Simultanément, la fourniture de services a stagné voire reculé, d'où des problèmes de gestion des déchets solides et des eaux usées, à la fois au sein de la ville et dans la lagune Ébrié.

 

 

 

 

 

 

    • La lagune Ébrié, déjà polluée avant le conflit, a continué de se dégrader en raison du déversement de déchets solides, liquides et industriels en provenance d'Abidjan et de la contamination par les produits chimiques agricoles, notamment les pesticides, transportés jusqu'à la lagune par le ruissellement. Dans de nombreux endroits, la concentration de polluants dépasse les normes à tel point que la biodiversité et les écosystèmes aquatiques se trouvent directement menacés.

 

 

 

 

 

 

    • Les ports internationaux d'Abidjan et de San Pedro ne possèdent pas les infrastructures requises pour traiter les déchets dangereux. Pourtant, aucune procédure n'empêche les entreprises de collecte de prendre en charge ces déchets en plus des déchets conventionnels qu'elles collectent sur les navires.

 

 

 

 

 

 

    • L'instabilité socio-politique a posé de nouvelles contraintes sur les investissements dans le secteur minier industriel. Le secteur minier artisanal est quant à lui en pleine expansion, d'où les préoccupations croissantes pour la sécurité et la santé humaines. Les risques d'effondrement des puits et l'usage du mercure pour l'extraction de l'or constituent en effet des dangers non négligeables.

 

 

 

 

 

 

    • La croissance significative de la production de pétrole dans le Golfe de Guinée, y compris dans les eaux ivoiriennes, a particulièrement accru le risque de fuites d'hydrocarbures susceptibles d'affecter le pays. Dans le même temps, la capacité de la Côte d'Ivoire à gérer une marée noire de grande ampleur a diminué à cause du conflit. Or le littoral étant le foyer d'un grand nombre d'activités économiques et d'une grande partie de la population, la réforme du Plan national d'intervention en cas de déversements d'hydrocarbures revêt une importance capitale.

 

 

 

 

 

 

    • Les rôles et les responsabilités des institutions et Ministères en matière d'environnement se recoupent parfois, donnant lieu à des difficultés de coordination qui aggravent les problèmes environnementaux préexistants.

 

 

 

 

Le Ministre de l'Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable de Côte d'Ivoire, le Dr Rémi Allah-Kouadio, s'est félicité de la qualité de ce rapport : « La quintessence même du rapport repose sur des recommandations réalistes et surtout les fortes corrélations entre les mesures à prendre pour gérer de façon durable notre environnement et les opportunités qui s'offrent à nous pour réellement transformer notre nation en pays émergent d'ici l'horizon 2020 en tenant compte de l'environnement ».

Il a réitéré la détermination du gouvernement ivoirien à mettre en oeuvre les recommandations formulées par le PNUE et salué la qualité des relations entretenues par la Côte d'Ivoire avec le PNUE tout au long du processus d'évaluation, ainsi que la création, à Abidjan, d'un bureau sous-régional du PNUE pour l'Afrique de l'Ouest.

 

 

Notes aux éditeurs

Le rapport d'Évaluation environnementale post-conflit est accessible en ligne sur unep.org/cotedivoire. Tous les supports en ligne relatifs au travail du PNUE en Côte d'Ivoire sont disponibles en français et en anglais.

La version intégrale du rapport comprend des détails quant à la méthodologie utilisée pour l'évaluation, y compris sur la manière dont les équipes du PNUE ont mené leur travail, sur les lieux où elles ont prélevé des échantillons et sur leurs principales conclusions.

L'évaluation a eu lieu à la demande du gouvernement ivoirien que le PNUE continue de soutenir dans ses efforts pour appliquer les recommandations et poursuivre ainsi son cheminement vers la croissance économique durable.

 

 

Pour en savoir plus :

Contactez le bureau des actualités du PNUE par téléphone : +254 20 7625022 / +254 20 762 3088 / +254 20 762 5261 ou par mail : unepnewsdesk@unep.org

Ou contactez Sophie Brown, Conseillère en Communication du PNUE, Service Post-Conflit et Gestion des Catastrophes au +41 22 917 88 39 ou sophie.brown@unep.org

 


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