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Source: /fr.allafrica.com/environment, Publication: Mon 16 May 2016

Congo-Kinshasa: Salubrité - La capitale ne gère que 10 % de déchets produits


Congo-Kinshasa: Salubrité - La capitale ne gère que 10 % de déchets produits


Congo-Kinshasa: Salubrité - La capitale ne gère que 10 % de déchets produits

La situation a été relevée au cours d'un atelier consacré à la recherche des solutions adéquates à la problématique de la gestion des déchets dans la capitale congolaise.

La Régie d'assainissement et travaux publics de Kinshasa (RATPK) connaît, depuis le désengagement de l'Union européenne (UE) dans le financement du Projet d'appui à la réhabilitation et l'assainissement urbain de la ville de Kinshasa (Parau), de sérieux problèmes financiers pour son fonctionnement. À en croire son directeur général, le Pr Emmanuel Bieyi, sur sept mille tonnes des déchets produit chaque jour à Kinshasa, moins de 10 % seulement sont gérés jusqu'au Centre d'enfouissement technique de Kinkole. « Nous avons reçu le projet au mois d'août 2015, le gouvernement intervenait pour 75% du budget qui était alloué et la ville pour 25%. Mais quand on voit la globalité du fonctionnement du projet, c'est qu'à la date d'aujourd'hui, financièrement nous avons fonctionné avec 50% du budget qui devrait être prévu », a indiqué, le 12 mai, le directeur général de la RATPK.

Selon le Pr Emmanuel Bieyi, les débordements constatés dans les stations de transfert sont dus à la situation financière que vit la RATPK depuis quelques temps déjà. "Parfois, on nous crie dessus, a-t-il fait observer. Mais ce n'est pas de notre faute. On ne sait pas faire un travail d'assainissement réellement sans moyen financier".

 

Pérenniser le programme

De l'avis du DG de la RAPTK, le désengagement du gouvernement central prévu d'ici le mois de juillet 2016 nécessiterait l'accélération de la mise en fonction du Fonds d'assainissement qui a déjà été, selon lui, institué par l'assemblée provinciale de Kinshasa pour continuer à financer le projet. « Bientôt le gouvernement ne va plus intervenir. Nous aurons encore plus de difficultés », s'est il inquiété, en s'interrogeant sur le comportement à adopter, étant donné que les déchets continuent d'être produits chaque jour. Il est rappelé que les difficultés dans la gestion des immondices à Kinshasa, notamment leur évacuation vers le Centre d'enfouissement technique situé dans la périphérie de la capitale, ont été constatées juste après la fin du programme tenu jadis par l'UE.

Des immondices ont traîné plus longtemps dans les décharges publiques aménagées par ledit projet depuis le désengagement de l'UE qui finançait ce projet mené dans neuf communes de Kinshasa et qui vu la gestion de 72 décharges publiques confiée à la RATPK. Il a été constaté que depuis ce désengagement, l'évacuation des immondices ne se faisait plus comme avant. Mais, aussi, il serait prudent de noter qu'il faut plus de moyens pour entretenir le charroi automobile laissé par l'UE à la ville de Kinshasa, dans le cadre de ce programme de gestion d'immondices, qui est composé des véhicules qui ont servi pendant un temps considérable.


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