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DEVELOPPEMENT -ENVIRONNEMENT


Source: www.environnement.gouv.ci, Publication: Mon 23 May 2016

EROSION CÔTIERE : La Côte d’Ivoire engagée dans la mise en œuvre d’actions sous-régionales de lutte


EROSION CÔTIERE : La Côte d’Ivoire engagée dans la mise en œuvre d’actions sous-régionales de lutte


EROSION CÔTIERE : La Côte d’Ivoire engagée dans la mise en œuvre d’actions sous-régionales de lutte

 

Le Ministre Rémi ALLAH-KOUADIO a procédé à l’ouverture officielle de l’Atelier National de lancement des activités du Projet Régional de Lutte contre l’Erosion Côtière et d’Adaptation au Changement Climatique en Afrique de l’Ouest, ce Mardi 18 Mai 2016 à Grand-Lahou, en présence du Député-Maire de Grand-Lahou, M. DJAYA Jean, du Directeur Sectoriel Environnement et Ressources Naturelles de la Banque Mondiale, M. Benoît BOSQUET, ainsi que des autorités administratives, religieuses et traditionnelles.
Cet atelier national vise à lancer les activités à réaliser en Côte d’Ivoire dans le cadre du projet régional de lutte contre l’érosion côtière et d’adaptation au changement climatique en Afrique de l’Ouest.

Dans son allocution d’ouverture le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable de Côte d’Ivoire, a rappelé que l’environnement côtier de la Côte d’Ivoire, avec 566 km de ligne de côte, présente une richesse exceptionnelle à travers notamment : « des zones humides d’importance internationale, appelées « zones Ramsar », une flore et une faune avec des communautés et espèces remarquables et/ou emblématique, des forêts marécageuses très remarquables, des lagunes et estuaires avec leurs végétations associées (mangroves et prairies marécageuses…). ».
Une richesse cependant menacée par la pollution, la destruction des mangroves, une démographie galopante, la surexploitation des ressources aquatiques, l’érosion des plages, l’élévation du niveau de la mer, les marées de tempêtes. Cinq (05) points chauds ont été identifiés comme les plus vulnérables et les plus touchés par l’érosion côtière dans les études nationales et régionales, selon le Ministre Rémi ALLAH-KOUADIO, il s’agit : « de San-Pedro, Grand-Lahou, Port-Bouët, Grand-Bassam et Assinie, qui sont par ailleurs les villes côtières qui abritent les grandes infrastructures économiques et accueillent la majorité de la production nationale de pêche maritime ». Le gouvernement ivoirien s’est donc engagé avec l’appui des partenaires internationaux dont la Banque Mondiale, le Fonds Nordique pour le Développement, la Coopération Allemande pour le Développement etc., à lutter contre les risques côtiers qui affectent la zone côtière. C’est pourquoi, il a rappelé qu’au cours de cet atelier il sera question d’informer et sensibiliser les parties prenantes sur : les défis du littoral et l’impact des changements climatiques ; L’importance de l’approche multisectorielle pour une gestion intégrée des zones côtières ; L’importance de l’intégration régionale pour combattre l’érosion côtière et autres défis ; Les capacités nationales, les systèmes d’appui, les technologies, les systèmes de surveillance et de suivi du littoral. Il servira aussi de cadre de consultation des parties prenantes pour les études concernant la préparation d’un Plan de Résilience de Grand-Lahou et d’une étude d’aménagement spatial.

Pour sa part, M. Benoît BOSQUET, Directeur Sectoriel Environnement et Ressources Naturelles de la Banque Mondiale a insisté sur le même constat de l’érosion de la Côte ivoirienne, sous l’effet de la puissance de la houle et de la dérive du littoral et des facteurs humains (extraction de sable, constructions d’ouvrages et d’infrastructures le long des côtes et de barrages sur les fleuves).
Face à ces effets, l’expert de la Banque mondiale a proposé deux solutions : des solutions douces qui concernent la restauration des mangroves et des zones humides, à prioriser, et des solutions lourdes telles que la construction de brise-lames ou de digues, en insistant, toutefois, sur le fait que toute solution doit faire l’objet d’études approfondies préalables. « Engager un dialogue national et régional au niveau politique et technique visant à aboutir à un consensus sur les causes naturelles et humaines du phénomène de l’érosion et des inondations, sur la base de diagnostics et concevoir de façon participative des solutions aux problèmes pour un meilleur aménagement de l’espace littoral afin de réduire les risques liés à l’érosion côtière » sont entre autres solutions, préconisées par l’expert de la Banque Mondiale.
Il a, également révélé qu’un Bussiness Plan pour le Climat en Afrique a été proposé par la Banque Mondiale. Ce bussiness Plan vise à stimuler la résilience de la région face aux changements climatiques, par le biais d’actions concrètes comme le WACA (West Africa Coastal Areas management Program), Programme de Gestion du Littoral Ouest Africain. Ce Programme vise à renforcer la résilience de plusieurs pays ouest-africains, face à la vulnérabilité de leur zone côtière et promouvoir une gestion intégrée côtière qui soit aussi résiliente aux effets du changement climatique.

M. Benoit BOSQUET a, enfin, révélé que sur les 05 points chauds en matière d’érosion côtière en Côte d’Ivoire, Grand-Lahou a été retenu comme site pilote dans le cadre du programme de lutte contre l’érosion côtière de la Banque Mondiale.
Le Député-Maire de Grand-Lahou M. DJAYA Jean a, quant à lui, salué le gouvernement ivoirien, la Banque Mondiale ainsi que les partenaires au développement pour leur engagement auprès des populations de la zone, dans le cadre de la lutte contre l’érosion côtière et les inondations.


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