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DEVELOPPEMENT -ENVIRONNEMENT


Source: www.unep.org, Publication: Sun 01 Mar 2015

Le directeur exécutif du PNUE accompagne une visite d'Etat du Président français aux Philippines dans le but de mettre en lumière l'urgence d'une action mondiale en faveur du climat.


Le directeur exécutif du PNUE accompagne une visite d'Etat du Président français aux Philippines dans le but de mettre en lumière l'urgence d'une action mondiale en faveur du climat.


Le directeur exécutif du PNUE accompagne une visite d'Etat du Président français aux Philippines dans le but de mettre en lumière l'urgence d'une action mondiale en faveur du climat.

Le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner accompagne une délégation française, dirigée par le président François Hollande, aux Philippines afin de souligner l'importance de la lutte contre le changement climatique et de convoquer un forum destiné à encourager une action plus rapide et plus spécifique pour relever le défi mondial du changement climatique, au préalable des pourparlers de la CCNUCC sur les changements climatiques à Paris, en décembre.

 

 

Le Président français est accompagné par le ministre des Affaires étrangères et du développement international, Laurent Fabius, la ministre d'État du développement et à la Francophonie, Annick Girardin, et la ministre de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie, Ségolène Royal.

 De hauts fonctionnaires de diverses organisations internationales accompagnent également M. Hollande dont la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Christiana Figueres, le directeur général de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), Inger Andersen, et le directeur général du WWF International, Marco Lambertini.

Un certain nombre de personnalités bien connues pour leur activisme environnemental apportent également leur soutien à l'événement, comme le Patriarche Bartholomé I de l'Eglise orthodoxe et les acteurs holywoodien Jeremy Irons, Marion Cotillard et Mélanie Laurent. Des chefs d'entreprise et des représentants de divers établissements de l’enseignement supérieur français voyagent également avec la délégation.

 Le Président des Philippines Benigno Aquino III et le Président Hollande ouvriront le forum intitulé : « Vers la COP21 : La société civile est mobilisée pour le climat » ce jeudi. Ils signeront également « l'appel de Manille » exhortant à l'action pour l’atténuation du changement climatique.

 L'appel à l'action et le forum sont tous deux conçus pour encourager un soutien mondial de l'accord sur le climat qui sera finalisé lors des négociations à Paris plus tard cette année.

 M. Steiner interviendra lors du forum, et se concentrera sur le renforcement de la résilience des établissements humains face aux changements climatiques, la nécessité de son financement et les possibilités offertes par l'économie verte à faible émission de carbone.

 

 

« Avec cette initiative historique, la France - l'hôte de l'ONU pour la conférence des Nations unies sur le changement climatique de 2015 - et les Philippines, qui président le forum des pays les plus fortement touchés par le changement climatique, font preuve du leadership et de la solidarité nécessaires pour présenter au monde un accord solide et ambitieux sur le changement climatique à Paris, plus tard cette année », a déclaré M. Steiner.

 « La visite de régions touchées par le typhon est un rappel que, sans de nouvelles mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le coût du renforcement de la résilience s'élèvera encore et des mesures plus importantes et plus coûteuses seront nécessaires pour protéger les communautés contre l'intensification des effets du changement climatique. » a déclaré M. Steiner.

 Selon un rapport récemment publié par le PNUE, même si les émissions de gaz à effet de serre mondiales sont réduites au niveau nécessaire pour maintenir hausse de la température mondiale en dessous des 2°C dès ce siècle, le coût de l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement est susceptible d'atteindre deux à trois fois les estimations précédentes de 70 à 100 milliards de dollars par an d'ici 2050.

 Malgré le financement de l'adaptation par des sources publiques atteignant 23 à 26 milliards de dollars en 2012-2013, un important déficit de financement  se fera sentir après 2020, sauf si de nouveaux financements additionnels pour l'adaptation sont mis à disposition.

 « La bonne nouvelle est que la transition globale vers une économie verte est déjà en cours. Au niveau mondial, plus de 65 pays ont lancé des initiatives nationales pour rendre leurs économies vertes, le recadrage des politiques économiques pour assurer la viabilité et ces pays se sont déjà engagés à apporter le financement et l'investissement nécessaires pour remodeler et reconfigurer leurs économies. L'investissement mondial dans les énergies et les combustibles renouvelables (hors grands projets hydro-électriques) a été équivalent à 279, 2 milliards de dollars, et a connu une augmentation de près de 17% en 2014 que l'année précédente. » a ajouté M. Steiner.

 « Le débat des aspects économiques du changement climatique et des mesures concrètes qui doivent être traduites dans le nouvel accord climatique doit être plus honnête. Nous le devons à nous-mêmes, mais aussi à la prochaine génération, car ce sont eux qui devront en faire les frais. », a-t-il ajouté.

 Au cours des dernières années, le PNUE a lancé une Enquête pour la conception d'un système financier durable destinée à examiner les contours des réformes et des initiatives financières durables, qui doivent être réunies pour atteindre un changement transformationnel, qui devront s'organiser selon les lignes suivantes :

 

 Élaborer des cadres d'action crédibles et des politiques pour une finance durable

 Élargir les responsabilités et l'approfondissement de la gestion des risques :

Rééquilibrer la répartition d'actifs et renforcer les nouveaux marchés

Amélioration de la responsabilisation et de la transparence de toute la chaîne de l'investissement

Établir une culture et des compétences financières alignées sur la viabilité

 

 L'enquête est actuellement délivrée dans 20 pays supplémentaires, dont plusieurs dans la région, comme le Bangladesh, la Chine, l'Inde et l'Indonésie.

M. Steiner a également déclaré : « Il est en effet de plus en plus important d'avoir ce rassemblement influent de dirigeants ici aux Philippines afin de porter l’attention sur la nécessité d'agir sur le changement climatique. En plus d'être l'une des économies les plus dynamiques d'Asie, les Philippines, sous la présidence de M. Aquino III, sont devenues une économie verte de premier plan et un pionnier de l'énergie renouvelable, elles ouvrent la voie vers un avenir plus propre et plus résistant dans la région asiatique et au-delà ».

 Aujourd'hui, les Philippines sont le deuxième plus grand producteur d'énergie géothermique dans le monde. Des rapports récents indiquent qu’elle dispose du potentiel le plus important pour l'énergie éolienne en Asie du Sud-Est, elle est le plus grand centre de fabrication de produits solaires en Asie du Sud-Est, et possède un bonne capacité grâce à ses deux-mini centrales hydroélectriques et de biomasse comme sources d'énergie. Ce potentiel offrira des possibilités pour le pays pour une transition de sources de combustibles fossiles à des formes d'énergie renouvelables et propres.

 Depuis 2008, année de l'introduction de la loi sur l'énergie renouvelable, les Philippines ont atteint à 59% l'autosuffisance énergétique et a signé 206 contrats pour de l’énergie renouvelables. En outre, le gouvernement des Philippines espère à développer des infrastructures pour permettre une augmentation des investissements dans des projets de développement d’énergies renouvelables et alternatives.

 

Notes aux rédacteurs :

 Selon le cinquième rapport sur l'écart des émissions mondiales de carbone du PNUE de l'année 2014 (Fifth Emissions Gap Report 2014) :

 Dans le but de maintenir la hausse des températures mondiales en-deçà des 2°C et prévenir les pires effets du changement climatique, la neutralité mondiale en carbone devra être atteinte d'ici 2050 ou à la fin du siècle au plus tard. Cela permettrait également de maîtriser la quantité maximale de dioxyde de carbone (CO2) qui peut être émis dans l'atmosphère tout en se maintenant la température mondiale dans les limites de sécurité fixées au-delà de 2020.

 Le dépassement du budget estimé à seulement 1 000 gigatonnes de dioxyde de carbone (Gt CO2) augmenterait le risque d'effets du changement climatique sévères, omniprésents, et dans certains cas irréversibles.

 Le rapport examine si les engagements pris par les pays sont sur la bonne voie pour atteindre l'accord international affichés de limiter la hausse des températures en-deçà des 2 °C. Ce rapport  est conduit par 38 scientifiques éminents de 22 groupes de recherche répartis dans 14 pays.

 

 

Plus d'informations ici : http://www.unep.org/newscentre/default.aspx?DocumentID=2812&ArticleID=11082#sthash.DwPk0nY5.dpuf

 

 Les Philippines - un pays exposé aux catastrophes causées par le changement climatique, comme les multiples cyclones et inondations dues à l'élévation du niveau de la mer - a été l'un des premiers signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en 1992 et du Protocole de Kyoto en 1997.

 Le plan d'action national pour les Philippines sur les changements climatiques a été développé pour élaborer des mesures d'adaptation et d'atténuation, en mettant l'accent sur sept domaines prioritaires : la sécurité alimentaire, la suffisance de l'eau, la stabilité environnementale et écologique, la sécurité des personnes, l'énergie durable, les industries et les services respectueuses du climat, le renforcement des connaissance et des capacités.

 Le PNUE, en coopération avec le ministère fédéral allemand de l'environnement, de la conservation de la Nature et de la Sûreté nucléaire (BMUB), fournit un soutien à la Commission sur le changement climatique et aux partenaires pour élaborer des mesures d'atténuation appropriées au niveau national pour le secteur de la construction aux Philippines afin de renforcer l'efficacité énergétique et réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur.

 Dans le cadre du réseau des points focaux sur le changement climatique de l'Asie du Sud-Est (SEAN-CC) Le PNUE a soutenu les Philippines pour une formation sur les outils d'évaluation de l'atténuation. Le PNUE est également un partenaire dans un programme qui vise à renforcer la capacité du pays à s'adapter au changement climatique.

 Il est important que les Philippines président actuellement le Forum des pays vulnérables, un regroupement de quelques 20 pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, pays connus pour être les plus durement touchée par le changement climatique.

 Suite au récent typhon Yolanda, le groupe mixte du PNUE et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) ont immédiatement déployé et fourni un soutien sur les questions de la gestion des résidus de déversements d'hydrocarbures.

 Le PNUE s'engage également avec les Philippines afin d'initier d'éventuelles interventions sur le terrain pour lancer des approches fondées sur les écosystèmes visant à la réduction des risques dans le pays.

 


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