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DEVELOPPEMENT -ENVIRONNEMENT


Source: www.environnement-afrique.com, Publication: Mon 28 Sep 2015

Les sols fertiles d’Afrique peuvent-ils nourrir la planète ?


Les sols fertiles d’Afrique peuvent-ils nourrir la planète ?


 

Depuis 2007, les prix quasi record du maïs, du soja, du blé et du riz ont déclenché une ruée mondiale vers les terres arables. Des investisseurs se pressent pour louer ou acheter des terrains dans des pays où le mètre carré est bon marché, le gouvernement conciliant et la propriété foncière souvent bafouée.

La plupart de ces transactions se déroulent en Afrique, l’une des rares régions sur Terre disposant encore de millions d’hectares de terre en jachère et d’abondantes réserves d’eau pour l’irrigation.

Le continent présente aussi le plus grand « écart de rendement » de la planète : quand les producteurs de maïs, de blé et de riz aux États-Unis, en Chine et dans les pays de la zone euro obtiennent quelque 6 t de céréales par hectare, les paysans d’Afrique subsaharienne n’en produisent que 1 t en moyenne.

Avec son cocktail d’engrais, d’irrigation et de semences à haut rendement, la révolution verte a plus que doublé la production de céréales mondiale entre 1960 et 2000. Malgré plusieurs tentatives, elle n’a jamais éclos sur le continent noir.

 

En cause : la médiocrité des infrastructures, le manque de débouchés, la faiblesse de la gouvernance et les guerres civiles fratricides qui ont ravagé l’Afrique postcoloniale.

 

Un grand nombre de ces obstacles sont en train de tomber. L’économie de l’Afrique subsaharienne a connu une croissance soutenue d’environ 5 % par an au cours des dix dernières années, devançant celles de l’Union européenne et des États-Unis.

 

Les dettes nationales diminuent et les élections pacifiques se multiplient. Après n’avoir pratiquement rien investi dans l’agriculture africaine pendant vingt-cinq ans, la Banque mondiale et les pays donateurs ont rectifié le tir.

 

Le continent se transforme en laboratoire où tester de nouvelles méthodes de production alimentaire. Selon certains spécialistes, si les agriculteurs africains parvenaient à obtenir ne serait-ce que 4 t de céréales par hectare en utilisant la technologie existante – soit un rendement multiplié par quatre, ce qui reste une gageure –, ils pourraient non seulement mieux se nourrir, mais aussi exporter leur excédent de denrées. Cela leur permettrait d’obtenir les liquidités dont ils ont tant besoin, tout en contribuant à nourrir la planète.

Il est certain qu’il s’agit là d’une vision optimiste de l’avenir. La Thaïlande exporte actuellement davantage de produits agricoles que tous les pays subsahariens réunis, et le spectre du réchauffement climatique menace de porter un coup aux rendements africains.


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