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Source: www.districtabidjan.ci, Publication: Tue 21 Apr 2015

Invité de TV5 Monde Mambé explique la politique énergétique du Président Ouattara


Invité de TV5 Monde Mambé explique la politique énergétique du Président Ouattara


Invité de TV5 Monde Mambé explique la politique énergétique du Président Ouattara

Le président Robert Beugré Mambé, gouverneur du District Autonome d’Abidjan (Côte d’Ivoire) était "l’Invité" de la chaine française TV5 Monde-Afrique, présentée par Patrick Simonin. Emission réalisée le jeudi 15 avril 2015, dans le cadre de la réunion de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), à l’Hôtel de Paris en présence de la présidente, Anne Hildago, maire de Paris dont le thème est : "Electrification, les maires francophones mobilisés".

Monsieur le Gouverneur Beugré Mambé, vous êtes présent à cette rencontre pour lancer un appel à l’électrification, pourquoi cet appel ?


L’électrification est un véritable vecteur essentiel de développement de notre pays comme celui des autres pays. Parce qu’avec l’industrialisation croissante de l’Afrique, les besoins en électricité sont de plus en plus importants, c’est ainsi que par exemple en Côte d’Ivoire, nous avons un taux de couverture de nos villages de 40%. Et le président de la République Alassane Ouattara vise un taux de couverture de 100% d’ici à l’horizon 2020.

Est-ce possible d’atteindre ce taux d’électrification d’ici à l’horizon 2020 ?


Absolument, parce que nous avons, au niveau d’Abidjan, cent vingt (120) villages, par exemple, et le taux de couverture est de 90%. Dans le courant de cette année, nous allons atteindre les 100% dans les villages du District Autonome d’Abidjan.

A vous entendre, Monsieur le Gouverneur, il y a une forte demande. Ne serait-il pas nécessaire de mobiliser tout le monde, les partenaires privés comme les hommes politiques ?


Il va de soi que la cohérence de la politique de développement en matière d’électricité va intéresser les politiques, les organisations internationales, les hommes d’affaires. La conjonction de ces trois vecteurs devra nous conduire à répondre à tous les besoins en matière d’électricité pour augmenter le taux de couverture des besoins et surtout à se projeter dans la perspective de la modification de type d’électricité servie aux populations.

Monsieur le Gouverneur d’Abidjan, parfois c’est une électricité polluante, de mauvaise qualité qui est servie à la population. N’est-il pas important de passer à autre chose ?


Absolument, il faut éviter de mobiliser toutes les énergies pour les énergies fossiles, parce qu’en Afrique, nous avons une richesse naturelle, le soleil, nous avons dans certaines régions le vent. Et particulièrement en Côte d’Ivoire, nous avons la biomasse, produite à partir des déchets des produits agricoles. La perspective qui se dessine pour les pays africains est de quatre vecteurs : en premier, nous avons l’énergie fossile, en second la biomasse, en troisième, l’énergie éolienne et en quatrième les énergies solaires.
En Côte d’Ivoire, le président de la République, Alassane Ouattara, après avoir fait analyser par son ministre des Mines et de l’Energie, la configuration actuelle de l’énergie, a structuré notre démarche en donnant les éléments suivants : d’ici 2020, il faut que nous atteignions 15% de la production provenant des énergies renouvelables, et une possibilité de configuration de la démarche.
Tout est dans la démarche, si la démarche est fausse, les résultats seront faux. Par conséquent, avec l’AIMF, nous allons conglomérer toutes les expériences, tirer le fil conducteur qui va permettre que les résultats que nous recherchons soient atteints.

C’est une manière de dire que l’Association internationale des maires francophones est une structure opératrice de l’Organisation internationale de la francophonie. C’est dire que la francophonie c’est du concret ? Vous allez lancer un appel. Vous disiez que cet appel ne resterait pas lettre morte ?


Pour que l’appel ne reste pas lettre morte, il faut avoir une structure de démarche qui soit crédible auprès des organisateurs internationaux, auprès des gouvernements, auprès des autres bailleurs de fonds et du secteur privé. Et le rôle de l’AIMF, instrument de la francophonie, c’est de conduire à faire émerger ce qui constitue l’archétype de la coopération entre les communautés. Et en matière d’archétype, nous sommes heureux de savoir qu’Abidjan va abriter les jeux de la francophonie en 2017. D’ailleurs, je profite de votre antenne pour lancer un appel aux pays francophones et aux amis des pays francophones à venir nombreux à Abidjan, parce que l’instrument de développement pour les villages, les industries de façon générale, c’est l’électricité. Nous avons beaucoup de choses à échanger et il est important que chacun tire bénéfice de l’expérience de l’autre. Je vous remercie.


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