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Source: Green countries, Publication: Thu 18 Jun 2015

la question de l'hygiène dans le secteur informel


la question de l'hygiène dans le secteur informel


LA QUESTION DE L'HYGIÈNE DANS LE SECTEUR INFORMEL

Depuis de nombreuses années, dans les pays en développement les personnes plus démunis en raison du chômage décident d’entreprendre en mettant en place des activités génératrices de revenus. De ce fait on distingue trois types d’activités génératrices de revenus. D’abord nous avons les activités de petit commerce : vente au détail sur les marchés de produits de consommation courante, aliments, charbon, friperie, etc. Ces activités ne nécessitent pas d’investissement immobilier ni mobilier, mais une somme d’argent pour l’achat du premier stock de marchandises et pour garantir les premiers mois de fonctionnement (location de l’emplacement, charges courantes…). Cette somme varie de 30 000 à 50 000 FCFA (de 45 à 76 euros environ).Ensuite les activités d’artisanat : travail du bois, du fer, vannerie, maroquinerie, teinture, cordonnerie, couture, broderie, etc. Pour exercer ces métiers, il faut disposer d’une qualification ou d’un savoir-faire. L’investissement financier doit permettre de louer un local et d’acheter les outils de travail. Ces projets demandent un investissement qui tourne autour de 100 000 à 200 000 FCFA (de 152 à 305 euros environ). Enfin les micro-entreprises : kiosques à journaux, points de vente d’eau fraîche ou de glaces, buvette, location de bâches et de chaises, etc. Il faut investir dans la construction ou la réhabilitation de locaux et dans l’achat de matériel. Cela coûte plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions, de francs CFA. Exemples : exploitation d’un congélateur frigo : 625 000 FCFA (952,81 euros), projet de buvette associative : 1 215 000 FCFA (1 852,26 euros).Cependant dans des biens cas l’hygiène dans la gestion de ces activités génératrices de revenus laissent parfois à désirer. En effet L’accès à des installations améliorées d’eau potable et d’assainissement ne suffit pas nécessairement en soi à garantir une meilleure santé. On dispose aujourd’hui de données probantes sur l’importance des habitudes d’hygiène, en particulier se laver les mains au savon à certains moments critiques : après avoir déféqué et avant de manger ou de préparer de la nourriture. Il est aussi démontré que la bonne habitude de se laver les mains correctement réduit l’incidence d’autres pathologies comme la pneumonie, le trachome, la gale, les infections oculaires et cutanées et les maladies liées à la diarrhée comme le choléra et la dysenterie. La promotion du lavage des mains au savon est également une stratégie clé dans le contrôle de la propagation de certaines maladies telles que la grippe aviaire.

La clé pour accroître la pratique de se laver les mains au savon est d’encourager un changement de comportement par des activités de motivation, d’information et d’éducation ; il existe plusieurs manières de le faire y compris en menant des campagnes à haute visibilité dans les médias nationaux, par les techniques d’éducation de pair-à-pair, par des leçons d’hygiène pour les enfants des écoles et en encourageant les enfants à montrer l’exemple de bonnes habitudes d’hygiène dans leur famille et leur communauté. II est aussi évident que sans eau il n’y a pas d’hygiène. Des recherches montrent que moins l’eau est disponible, moins il est probable qu’une bonne hygiène sera pratiquée dans les installations des détenteurs des ses activités génératrices de revenues. En somme nous disons que l'éducation et la communication sont des composantes importantes des programmes de promotion de l'hygiène. Tous le monde a le droit de connaître la relation existant entre l'eau, l'assainissement, l'hygiène et sa propre santé ainsi que celle de sa famille et de ses clients. Cependant, l'éducation seule n'aboutit pas nécessairement à des pratiques améliorées. Connaître les causes de maladie peut certes aider, mais adopter de nouvelles pratiques d'hygiène peut apparaître, aux plus pauvres notamment, trop peu familier, trop difficile, ou prendre trop de temps. Faire la promotion du changement de comportement est un processus graduel qui implique de travailler étroitement avec les communautés, d'étudier les croyances existantes, de définir des stratégies de motivation, de construire une communication et des outils appropriés, et de finalement encourager des étapes pratiques sur la voie des pratiques positives. Les communautés doivent être totalement associées au processus à tous les niveaux grâce à des méthodes participatives, et une attention toute spéciale doit être portée à la construction d'une connaissance locale et à la promotion des pratiques traditionnelles positives déjà existantes.

Le changement des comportements est non seulement nécessaire au niveau communautaire, mais également parmi les décideurs. Toutes les parties prenante, des politiciens et des fonctionnaires gouvernementaux aux travailleurs sur le terrain, et aux gens eux-mêmes, doivent être encouragés à reconnaître l'importance de l'hygiène.


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