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Source: fr.allafrica.com, Publication: Thu 19 May 2016

Casablanca étouffée par la pollution à l'aube de la COP22


Casablanca étouffée par la pollution à l'aube de la COP22


Casablanca étouffée par la pollution à l'aube de la COP22

Au moment où l'on ne parle que de Smart city et de changement climatique, la capitale économique se fait épingler par l'OMS

Comme toutes les métropoles du monde, Casablanca souffre de pollution qui l'étouffe par moments quand elle atteint son pic. Mais contrairement à beaucoup d'autres villes, Casa ne l'affiche pas.

Plusieurs grandes villes dans le monde procèdent à l'affichage des seuils de pollution localement dans les rues ou sur des sites web, permettant ainsi aux gens d'éviter un jogging au parc ou même de prendre leurs voitures en privilégiant les transports en commun. A Paris par exemple, on applique le système des numéros d'immatriculation pairs ou impairs qui circulent à tour de rôle quand la situation l'exige. Se trouvant dans un pays qui abritera la COP22 en novembre 2016, Casablanca ne fait encore rien à ce sujet. Avec d'autres villes du Royaume, elle fait partie pour la première fois d'une étude réalisée par l'Organisation mondiale de la santé portant sur 3000 villes dans 103 pays. Elle a été jugée mieux lotie par rapport à d'autres villes concernées par cette étude. Cependant, elle reste la cité la plus polluée du Maroc avec un taux de particules fines dans l'air trois fois plus supérieur au seuil maximal fixé par l'OMS.

La capitale économique est un pôle très attractif pour les investissements. Un investisseur implante une usine à Casablanca et 1000 personnes entre cadres et ouvriers viennent y travailler. Des familles se constituent et s'agrandissent, des résidences et des immeubles poussent comme des champignons, tout le monde bouge et la circulation n'en devient que plus infernale. Mais comment a-t-elle fait pour en arriver là?

 

Dressons un triptyque de Casa. Sur la première partie, on verra la ville des années 50 avec ses bâtiments de style Art-déco, sa verdure encore abondante, et le peu de voitures qui appartenaient essentiellement aux Français. La deuxième partie présente l'état de Casablanca postindépendance dont l'évolution fait encore peur à ses habitants et qui sera mise sur les rails à travers bon nombre de projets structurels mais inscrits dans une vision de moyen terme au moment où l'Europe édifiait des villes en en prévoyant l'évolution à long terme. Et la troisième partie sera brossée aux couleurs du modernisme d'une ville locomotive du pays, une plaque tournante pour l'économie notamment grâce à son port. Son effervescence, sa tolérance et sa volonté d'ouverture feront d'elle le théâtre des émeutes de 1981 et de la remise au goût du jour de concepts où la vision sécuritaire tenait le haut du pavé. Casablanca prendra son élan et passera à la vitesse supérieure mais pour être efficace, le progrès doit être structuré et c'est justement ce qui manquait - et manque encore - à la métropole.

 
 


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