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DEVELOPPEMENT -ENVIRONNEMENT


Source: www.unep.org, Publication: Wed 08 Jun 2016

Rapport du PNUE et d'INTERPOL : la valeur des crimes contre l'environnement a augmenté de 26%


Rapport du PNUE et d'INTERPOL : la valeur des crimes contre l'environnement a augmenté de 26%


Rapport du PNUE et d'INTERPOL : la valeur des crimes contre l'environnement a augmenté de 26%

La criminalité environnementale atteint des records avec une valeur estimée à 258 milliards de dollars, dépassant le trafic illégal d'armes légères. Les organisations criminelles internationales profitent du pillage des ressources de la planète Terre.

La valeur des crimes contre l'environnement a connu une augmentation de 26% en comparaison aux estimations précédentes, atteignant un montant situé entre 91 et 258 milliards de dollars aujourd'hui contre 70 à 213 milliards de dollars en 2014, selon le nouveau rapport publié aujourd'hui par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et INTERPOL.

La hausse des crimes contre l'environnement, publié à la veille de la Journée mondiale de l'environnement (JME), démontre que des lois laxistes et des forces de sécurité souffrant de financements insuffisants donne l'opportunité aux réseaux criminels organisés et à des groupes rebelles armés de s'enrichir grâce à un commerce qui alimente les conflits, dévaste les écosystèmes et menace les espèces sauvages d'extinction.

Le directeur exécutif du PNUE Achim Steiner affirme : « Interpol et le PNUE ont uni leurs forces afin d'attirer l'attention du monde entier sur l'ampleur de la criminalité environnementale. Les vastes sommes d'argent générées par ces crimes maintiennent des organisations criminelles internationales sophistiquées en activité, et alimentent l'insécurité à travers le monde. Le résultat est à la fois dévastateur pour l'environnement, pour les économies locales mais aussi pour toutes les personnes menacées par ces entreprises criminelles. La communauté internationale doit s'unir dès maintenant afin de prendre des mesures nationales et internationales fortes pour mettre fin à la criminalité environnementale. »

La criminalité environnementale surpasse désormais de loin le trafic illégal d'armes légères qui est pourtant évalué à 3 milliards de dollars. Il s'agit de la quatrième activité criminelle la plus combattue au monde après la contrebande de drogues, la contrefaçon, et la traite des êtres humains. Les sommes d'argent perdues en raison des crimes contre l'environnement sont 10 000 fois plus importantes que celles dépensées par les agences internationales pour y remédier ? à savoir entre 20 et 30 millions de dollars.

Le Secrétaire Général d'INTERPOl Jürgen Stock déclare : « Les crimes contre l'environnement se multiplient à un rythme alarmant. La complexité de ce type de criminalité exige une intervention multisectorielle soutenue par une collaboration transfrontalière. A l'aide de ses capacités d'action policière au niveau mondial, INTERPOL est résolument engagé à travailler en partenariat avec ses pays membres dans le but de lutter contre les réseaux criminels organisés impliqués dans la criminalité environnementale. »

Le rapport recommande la prise de dispositions, des législations et des sanctions fortes aux niveaux national et international, ainsi que des mesures visant à interrompre les paradis fiscaux, une augmentation du soutien financier en proportion à la menace grave que pose la criminalité environnementale au développement durable, des incitations économiques et des moyens de subsistance alternatifs pour les personnes situées en bas de la chaîne de la criminalité environnementale.

La dernière décennie a vu la criminalité environnementale augmenter de 5 à 7% par an. Cela signifie que le crime contre l'environnement ? qui inclut le commerce illégal de la vie sauvage, la criminalité des entreprises dans le secteur forestier, l'exploitation et la vente illégale de l'or et d'autres minéraux, la pêche illégale, le trafic de déchets dangereux et la fraude de crédit carbone ? augmente 2 à 3 fois plus rapidement que le PIB mondial.

Pour lutter contre le commerce illégal de la vie sauvage, le système des Nations Unies et ses partenaires ont lancé une campagne intitulée Wild For Life, qui repose sur le soutien de célébrités comme Gisele Bündchen, Yaya Touré et Neymar Jr. afin de mobiliser des millions de personnes pour agir contre le braconnage et le trafic des produits issus de la vie sauvage. Des milliers de personnes ainsi que plus de 25 ministres ont déjà choisi leur espèce sauvage s?ur et se sont engagés à protéger la vie sauvage. L'organisateur des célébrations de la Journée mondiale de l'environnement cette année, le gouvernement Angolais, s'est associé à la campagne en promettant de clore son marché domestique de commerce illégal d'ivoire, en renforçant les contrôles aux frontières et en restaurant sa population d'éléphants grâce à des mesures de conservation strictes.

Plus d'un quart de la population mondiale d'éléphants a été abattue au cours de la dernière décennie. Certaines espèces les plus vulnérables comme les éléphants et les rhinocéros sont tués à un rythme sans précédent et augmente de plus de 25 % chaque année au cours de ces dix dernières années.

Le rapport se penche également sur la manière dont l'argent générée par l'exploitation des ressources naturelles finance les groupes rebelles, les réseaux terroristes et les organisations criminelles internationales. Au cours de la dernière décennie, les braconniers ont tué 3 000 éléphants par jour en moyenne en Tanzanie. Cela représente une valeur de 10,5 millions de dollars pour les trafiquants d'ivoire, un montant 5 fois plus important que le budget national consacré à la conservation de la vie sauvage.

Groupes criminels organisés

Le rapport souligne que les réseaux criminels transnationaux organisés se servent de la criminalité environnementale afin de blanchir l'argent provenant du trafic de drogue. L'extraction illégale de l'or en Colombie par exemple est désormais considérée comme un des moyens les plus aisés pour blanchir l'argent issu du commerce de drogue national.

Les groupes criminels internationaux sont également impliqués dans le trafic de déchets et produits chimiques dangereux, en se servant d'« étiquetage trompeur » afin d'échapper aux organismes chargés de l'application de la loi. En 2013, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) affirme que le commerce illégal de déchets électroniques en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique est estimé à 3,75 milliards de dollars par an.

Groupes rebelles

Les réseaux criminels liés aux conflits en République démocratique du Congo (RDC) ont consacré environ 2% de leur revenu pour le financement d'environ 49 groupes rebelles différents. Selon des estimations faites par l'ONU, l'exploitation illégale de ressources naturelles dans l'est de la RDC est évaluée à entre 722 et 862 millions de dollars par an.

Exploitation illégale des forêts

La valeur générée par la criminalité liée aux forêts, y compris les crimes industriels et l'exploitation illégale des forêts est estimée à entre 50 et 152 milliards de dollars par an.

Criminalité en col blanc

Le rapport se penche sur l'augmentation des crimes contre l'environnement perpétrés par des cols blancs, depuis l'utilisation de compagnie écrans dans les paradis fiscaux destinées à blanchir l'argent généré par l'exploitation illégale des forêts jusqu'aux transferts erronés en passant par le piratage et le vol d'identité. Le marché carbone est le marché de produit de base connaissant la plus forte croissance au monde. Les cas de fraude de crédit carbone impliquent des quantités de transferts et des profits qui se chiffrent dans les millions de dollars.

NOTES À L'ATTENTION DES JOURNALISTES

 

 

Télécharger le rapport complet ici

Télécharger ici la fiche d'information comprenant tous les chiffres clés, ainsi que des information concernant les opérations menées par Interpol en 2015 et leurs recommandations :

 

 

Pour davantage d'informations sur la campagne Wild for Life visitez le site internet : https://wildfor.life/

 

 

Pour davantage d'informations et pour organiser des entretiens, merci de contacter :

 

Michael Logan (Angola), Service de presse du PNUE, Tél. +244 945 018 051, Email: Michael.Logan@unep.org

Miles Amoore (Nairobi), Service de presse du PNUE, Tél. +254 718 766 211, Email: miles.amoore@unep.org

Davyth Stewart, Programme de sécurité environnementale d'INTERPOL, Email: d.stewart@interpol.int

Service de presse d'INTERPOL, Email: press@interpol.int

 

Service de presse du PNUE (Nairobi), tél. +254 715 876 185, e-mail: unepnewsdesk@unep.org


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